Une portée de Spitz Allemand Moyen élevée dans la pièce de vie suit le rythme de la maison : les chiots naissent près des humains, grandissent au contact des bruits du quotidien et partent vers huit semaines révolues. L’inscription au LOF confirme la filiation et la conformité de la race. Les reproducteurs sont suivis sur la santé des rotules, des yeux et sur des tests ADN.
Comment se déroule une portée de Spitz Allemand Moyen élevée à la maison ?
Une portée à la maison ne ressemble pas à une portée en bâtiment séparé. La chienne met bas dans la pièce de vie, souvent dans un parc ou une caisse de mise-bas installée près d’un mur, à l’écart des passages mais dans le bruit normal de la maison. Les premiers jours, la mère reste avec ses chiots. On la laisse tranquille, on surveille la prise de poids des petits, on garde une température stable et on évite les visites inutiles.
Vers deux à trois semaines, les chiots ouvrent les yeux et commencent à se déplacer. C’est le moment où l’éleveur agrandit l’espace, ajoute des surfaces différentes, un tissu, un sol lisse, un tapis. Le but n’est pas de les fatiguer, mais de les habituer à des appuis variés.
Entre trois et cinq semaines, la socialisation démarre vraiment. Les chiots entendent l’aspirateur, les casseroles, la télévision, les allées et venues. Ils rencontrent des personnes différentes, adultes et parfois enfants, toujours calmement. On les prend un par un, on les repose, on recommence. Ce travail répété compte plus que les grandes séances.
Le sevrage se fait progressivement, avec une alimentation adaptée aux chiots. Vers six à sept semaines, ils mangent seuls, jouent entre eux et découvrent la propreté. Le départ se situe à huit semaines révolues, pas avant. Un chiot retiré trop tôt perd des apprentissages que la fratrie et la mère transmettent.
Une à deux portées par an, c’est un rythme courant chez un petit élevage familial. Cela laisse le temps de suivre chaque chiot, de connaître chaque acheteur et de ne pas saturer l’espace de vie. Un élevage qui vit avec ses chiens dans une longère percheronne, par exemple, organise les portées dans cette même maison. C’est le cas du spitz allemand moyen présenté sur le site de la Closerie des Charmes, à Rémalard-en-Perche dans l’Orne, où les chiots naissent dans la pièce de vie.
Que garantit l’inscription au LOF pour un chiot ?
Le LOF, Livre des Origines Français, est le registre tenu par la Société Centrale Canine. Inscrire un chiot au LOF signifie que ses parents sont eux-mêmes inscrits, que la saillie a été déclarée et que la portée a été enregistrée. Le chiot reçoit un pedigree qui indique sa race, son sexe, sa date de naissance, son élevage et sa filiation.
Ce que le LOF garantit, concrètement :
- la race est reconnue et le chiot correspond au standard ;
- les parents sont identifiés et leur filiation est connue ;
- l’élevage est déclaré auprès de la Société Centrale Canine ;
- le chiot peut être inscrit à titre définitif après confirmation de ses caractéristiques.
Ce que le LOF ne garantit pas : l’absence de maladie, le caractère du chien adulte ou la qualité de l’élevage. C’est un document d’origine, pas un certificat de santé. Il faut donc le lire comme une base, et poser d’autres questions à l’éleveur.
Pour un Spitz Allemand Moyen, l’inscription au LOF est importante car la race compte plusieurs tailles et plusieurs couleurs. Le standard distingue le petit, le moyen et le grand. Un chiot vendu comme spitz moyen sans papiers peut être un croisement ou une autre taille. Le pedigree permet de vérifier la lignée et de savoir si le chien est bien un spitz allemand moyen.
Demandez à voir le pedigree des parents, pas seulement celui du chiot. Un éleveur sérieux fournit les documents sans difficulté. Il explique aussi comment il a choisi le mâle et la femelle, et pourquoi cette association.
Quels tests de santé sont réalisés sur les reproducteurs ?
Chez le chien de race, certains tests sont recommandés ou exigés selon la race. Pour le Spitz Allemand Moyen, on retrouve souvent trois familles de contrôles : les rotules, les yeux et les tests ADN.
Les rotules : le test évalue la luxation de la rotule, une affection fréquente chez les races de petite taille. Le vétérinaire examine chaque patte arrière et attribue un grade. Un chien indemne de luxation est noté 0. Les reproducteurs sont choisis en évitant d’associer deux chiens porteurs de grades élevés.
Les yeux : l’examen ECVO est réalisé par un vétérinaire ophtalmologiste habilité. Il vérifie la cornée, le cristallin, la rétine et dépiste les affections héréditaires oculaires. Le certificat est valable un temps limité, souvent un an, et doit être refait avant une nouvelle saillie.
Les tests ADN : ils portent sur des maladies génétiques identifiées dans la race ou dans les races proches. Le prélèvement se fait par frottis buccal ou par prise de sang, puis analyse en laboratoire. Le résultat indique si le chien est indemne, porteur sain ou atteint. Un porteur sain ne développe pas la maladie mais peut la transmettre : l’éleveur doit donc choisir un partenaire indemne.
Ces tests ne sont pas une garantie absolue. Ils réduisent le risque. Un éleveur qui présente les résultats, qui explique les grades et qui accepte les questions fait preuve de transparence. À l’inverse, un éleveur qui reste vague sur les tests ou qui promet un chiot sans aucun risque doit alerter.
Pourquoi le suivi de santé des reproducteurs compte pour l’acheteur
Le suivi de santé des reproducteurs a un effet direct sur le chiot. Un chien examiné, testé et suivi transmet moins de risques à sa descendance. Cela ne supprime pas les aléas, mais cela limite les mauvaises surprises.
Ce suivi se lit dans les documents : certificats de rotules, comptes rendus ECVO, résultats ADN. L’acheteur peut demander à les consulter avant de réserver. Un éleveur organisé les classe et les présente facilement.
Le suivi ne s’arrête pas aux tests. Il comprend aussi l’alimentation, l’activité, le poids, l’état dentaire et le comportement des reproducteurs. Un chien qui vit à la maison est observé tous les jours. On repère plus vite une boiterie, une gêne oculaire ou un changement d’humeur.
Pour l’acheteur, la question à poser est simple : quels tests ont été faits, quand, et où sont les résultats ? La réponse doit être précise. Si l’éleveur parle de tests sans pouvoir montrer de document, il faut creuser.
Comment se préparer à l’arrivée du chiot
Un chiot de huit semaines quitte sa mère et sa fratrie. Le premier jour à la maison doit être calme. On prépare un espace limité, un panier, un bol d’eau, une alimentation identique à celle de l’élevage. On évite les visites et les manipulations excessives.
Les premières nuits peuvent être agitées. Le chiot cherche ses repères. On le rassure sans le sortir du panier, on garde une lumière faible et on accepte quelques pleurs.
La propreté s’apprend par répétition. On sort le chiot après chaque repas, après chaque sieste et après chaque jeu. On félicite quand il fait dehors. On nettoie sans gronder quand il fait dedans.
La socialisation continue après l’arrivée. On présente des sols, des bruits, des personnes, d’autres chiens vaccinés. On attend la fin du protocole vaccinal pour les lieux très fréquentés. Le vétérinaire fixe le calendrier.
L’inscription au LOF du chiot suit son cours. L’éleveur remet les documents au départ. L’acheteur vérifie que le pedigree correspond bien au chiot, que le numéro d’identification est le même sur tous les papiers et que les vaccinations sont à jour.
Un Spitz Allemand Moyen élevé dans la pièce de vie arrive généralement bien habitué aux bruits et aux contacts. Ce n’est pas une garantie de caractère, mais c’est un bon départ. Le reste se construit avec le temps, la patience et un cadre clair.
Source : https://www.centrale-canine.fr/
Vous vous demandez souvent comment se passe l’élevage d’une portée à la maison. Chez nous, les chiots Spitz Allemand Moyen grandissent dans la pièce de vie et suivent le rythme de la famille. Cette organisation demande de la méthode, surtout pour le suivi vétérinaire et l’alimentation. Si vous comparez avec d’autres races, notre article sur le chiot Cocker anglais détaille le budget de la première année et les points à vérifier en élevage, notamment les oreilles du chiot Cocker. Cela aide à situer les frais avant de réserver un chiot.
